Des histoires dorées et poudrées de rose, bariolées ou sombres à dévorer sans modération

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Chère visiteur, cher visiteuse, épatante pousse de séquoia,

Voici venu le temps d’un nouveau bilan sur le blog. Je vais vous parler de sept lectures aussi hétéroclites que stimulantes qui m’ont séduite en ces premiers mois de l’année 2022

Et je commence par le très beau et émouvant recueil de poétesses de Diglee

Je serai le feu de Diglee

Dans cet ouvrage, Diglee recense et présente cinquante femmes extraordinaires, cinquante poétesses férues de mots qui ont marqué sa vie. Certaines sont fameuses, d’autres ont été effacées par le temps ou l’histoire, toutes témoignent dans leurs paroles et leurs émotions mises en mots d’une intensité d’être/de vie bouleversante. Diglee partage avec nous une poignée des poèmes de chacune de ces poétesses, mais elle prend surtout le temps d’introduire en détail la vie et l’histoire de ces femmes, ce qui donne une saveur toute particulière à leurs mots et donne envie d’en lire bien davantage.

Un apéritif poétique, une mise bouche, une invitation à aller explorer plus en profondeur l’œuvre poétique effleurée, Je serai le feu, ouvrage superbe par ses illustrations, sa mise en page et son format, m’a complètement embarquée dans son labyrinthe aux milles visages. Une lecture à laquelle je reviendrai sans aucun doute à de nombreuses reprises.

Et on poursuit dans les beaux ouvrages avec la série des Anne Shirley de Lucy Maud Montgomery qui fait l’objet d’une superbe réédition aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.

La série des Anne Shirley de Lucy Maud Montgomery

Œuvre célèbre de cette autrice canadienne aux millions de lecteurs, ce récit d’un autre temps est pétri d’une fraicheur et d’un charme délicieux. On y suit les péripéties de cette jeune orpheline, Anne Shirley, dont l’esprit curieux, l’imagination fantastique et le caractère bien trempé séduisent et étourdissent tous ceux qui croisent son chemin. Anne pose un regard d’un tel optimisme sur le monde qui l’entoure que ce dernier se pare d’un voile doré nimbé d’espérance. Une lecture qui fait du bien et sème des graines d’une douceur enivrante au gré de ses pages.

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

Dans un tout autre genre, j’ai dévoré un roman de type feel good qui a su beaucoup m’émouvoir.

Vous plongez dès les premières pages dans la vie d’Alice qui a décidé de tourner la page en s’installant à Paris. Alice, intelligente, organisée, se débat visiblement avec un passé douloureux qu’elle tente de laisser derrière elle et une peur panique du temps qui s’écoule – il ne faut surtout pas qu’elle soit en retard ! Elle se fait embaucher par une start-up qui a pour objectif de créer une application afin de réunir les chaussettes orphelines… ce qui au goût d’Alice manque quand même de sérieux. Qu’importe, elle essaye de ne (pas trop) s’intégrer dans cette nouvelle équipe de travail composée de personnages plus étonnants les uns que les autres… Alice est déterminée à ne pas s’ouvrir, à ne tisser aucun lien et à ne jamais regarder en arrière, mais bien entendu, rien ne se passe comme prévu.

Je ne m’attendais pas à m’investir autant dans cette histoire, mais la plongée dans la vie, l’intériorité et le passé d’Alice a fini par m’absorber… et arrivée à un certain point de ma lecture, l’autrice m’a juste retournée comme une crêpe et j’ai pris une belle leçon d’écriture au passage. Je ne suis pas prête d’oublier cette histoire et j’ai hâte d’en lire d’autres de Marie Vareille.

Francis de Loputyn

Sur les conseils de ma chère amie, Claire, j’ai découvert le dessin torturé, gothique, incroyablement interpellant de Loputyn et son ouvrage, Francis, l’histoire d’une jeune sorcière à l’aube d’une initiation majeure. Un roman graphique superbe au trait magnifique, aux couleurs pastel à la fois sombres et douces (et la texture du papier de cet ouvrage est incroyable !) Conte cruel, noir et mélancolique qui fait la part belle aux pouvoirs de transmutation qui nous habitent et aux infinies nuances de nos clairs-obscurs intérieurs, Francis inscrit ses images poignantes dans votre esprit et, sans y prendre garde, voilà que vous enfourchez à votre tour votre balai pour vous perdre dans la nuit.

La clé de votre énergie, de Natacha Calestreme.

Ma cinquième lecture marquante de ce début d’année est totalement différente des précédentes et riche d’enseignements.

La journaliste scientifique, Natasha Calestreme, rassemble dans cet ouvrage de « développement personnel » un ensemble de protocoles de libération de nos énergies, ces énergies qui demeurent prisonnières de nos expériences passées ou de nos héritages transgénérationnels. Ce livre coup de poing superpose les strates spirituelles, scientifiques, médicales et psychologiques pour nous offrir une compréhension et une interprétation limpide du fonctionnement de notre intériorité, de nos épreuves et de notre énergie. La clé de votre énergie nous propose surtout des outils concrets, simples et accessibles de libération. Vraiment puissant.

N’hésitez pas à visionner cette interwiew passionnante de l’autrice si vous avez envie d’en savoir plus.

Je poursuis cet article en vous partageant une sixième lecture, ou plutôt la contemplation d’un artiste et de son merveilleux Artbook que ma chère Anouck m’a fait découvrir récemment.

Forgotten Gods – L’Art de Yoann Lossel de Yoann Lossel et Psyché Ophiuchus

Yoann Lossel est un peintre français principalement connu pour son travail minutieux mêlant la feuille d’or au graphite. Il est inspiré par les courants français et anglais du XIXe siècle et du début du XXe siècle, notamment le symbolisme, le préraphaélisme, l’Art nouveau et l’Arts & Crafts.

Cet artbook en noir et blanc et or (et un peu de couleur aussi) nous offre une plongée dans son univers d’une incroyable beauté. On découvre les différentes étapes de son travail artistique à travers le temps, des réflexions sur la création, ce qui l’anime, des croquis, des œuvres, des incursions dans son imaginaire, sa relation avec sa Muse et épouse, la talentueuse artiste, Psyché Ophiuchus, et partout, des images, des tableaux, des visions.

Voyez plutôt…

Avec ma septième lecture, cette fois-ci en langue anglaise, je reviens à un auteur dont le savoir-faire de conteur ne cesse de m’époustoufler.

Empire of the Vampire de Jay Kristoff

Je crains toujours de me montrer dithyrambique lorsque je parle d’une œuvre de Jay Kristoff, car j’y trouve bien souvent quelque chose d’irrésistible dans la manière qu’il a de présenter ses personnages, de tisser leurs caractères, leurs tragédies, et leurs histoires avec un sens du tragique, de l’inexorable pourtant brodé de lumière, de poésie, de brutalité, de vulgarité, d’épique, de facilités outrancières qui marchent quand même, et de moments bluffants, gracieux, émouvants. Bon, je suis dithyrambique, il n’y a rien à faire.

Empire of the Vampire est le premier opus d’une saga de dark fantasy qui promet d’être grandiose. En voici le résumé en langue anglaise. Ce roman sera traduit prochainement en français aux éditions De Saxus.


It has been twenty-seven long years since the last sunrise. For nearly three decades, vampires have waged war against humanity; building their eternal empire even as they tear down our own. Now, only a few tiny sparks of light endure in a sea of darkness.

Gabriel de León is a silversaint: a member of a holy brotherhood dedicated to defending realm and church from the creatures of the night. But even the Silver Order could not stem the tide once daylight failed us, and now, only Gabriel remains.

Imprisoned by the very monsters he vowed to destroy, the last silversaint is forced to tell his story. A story of legendary battles and forbidden love, of faith lost and friendships won, of the Wars of the Blood and the Forever King and the quest for humanity’s last remaining hope:

The Holy Grail.

Empire of the Vampire, Jay Kristoff


Ma Pile à Lire s’est bien entendu magiquement rechargée de sept nouveaux titres. (Les Piles à Lire, quoi qu’on en dise, sont des êtres extraordinairement diligents).

★ – Je commence par y ajouter le dernier roman de Marie Vareille qui m’a retournée avec ses chaussettes. Il s’agit de Ainsi gèlent les bulles de savon.

★ – Je voudrais découvrir la plume de Baptise Beaulieu avec Celle qu’il attendait.

★ –  Je suis intriguée par la présentation que Bulledop faite sur sa chaîne du livre Dix mille portes de January de Alex E. Arrow qui rejoint à son tour ma PAL.

★ –  Les sorties littéraires des amies autrices se sont multipliées, ces derniers mois. S’ajoutent donc à ma PAL : Porcelâme, la Voie du Kirin, de Célia Flaux, Cathédrale, d’Hermine Lefebvre, La Faune de Marie Tétart, Meute de Karine Rennberg et Quand vient la horde d’Aurélie Luong. Je vais me régaler.

★ –  J’ai entendu ça et là de très belles choses de Un étranger en Olondre, de Sofia Samatar, aux éditions Argyll qu’il me tarde de découvrir.

★ –  Je voudrais aussi lire des titres que je ne connais pas encore de Marie-Aude Murail, une autrice jeunesse que j’adore. Je pense notamment à Simple et à En nous beaucoup d’hommes respirent.

★ –  Et enfin, j’aimerais découvrir la biographie illustrée, George Sand, fille du Siècle de Séverine Vidal et Kim Consigny qui semble superbe en tous points.

Chère visiteuse, cher visiteur, épatante pousse de séquoia, je te souhaite un mois de mai délicieux, empli de rayons de soleil et de feuilles de papier craquantes sous les doigts, d’histoires chuchotées et de conversations passionnantes.

Lumière sur ta journée !

Siècle

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